Message de la présidente
Cet automne, nous sommes ravis de vous faire part de quelques-unes des formidables avancées qui ont été accomplies grâce à votre soutien. Dans tout le Canada, des scientifiques, des équipes soignantes et des personnes touchées par la SP se mobilisent pour que des études ambitieuses donnent lieu à des progrès tangibles. Votre soutien contribue à l’accomplissement de chaque percée, et nous vous en sommes profondément reconnaissants.
Grâce à votre appui, SP Canada est en mesure de financer des études de pointe et de déployer des services de soutien essentiels qui aident les gens à mieux vivre avec la SP. Dans le présent numéro de Progrès en SP, vous ferez la connaissance de Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., dont les travaux jettent un nouvel éclairage sur les réactions immunitaires liées à la progression de la SP. En permettant l’exploration de façons ciblées de réduire l’inflammation dans le cerveau, les études de cette chercheuse ouvrent la voie à la mise au point de traitements personnalisés et efficaces qui pourraient améliorer la qualité de vie des gens vivant avec la SP.
Vous découvrirez également les travaux de M. Luc Vallières, Ph. D., qui sont rendus possibles grâce à votre soutien. M. Vallières et son équipe de recherche étudient une approche prometteuse visant à neutraliser les autoanticorps qui s’attaquent au système nerveux chez les personnes atteintes de SP.
Votre appui nous permet également de procurer de l’espoir aux personnes de notre pays qui sont atteintes de SP – comme Christina qui, à la première page de ce numéro de Progrès en SP, relate son parcours de dix ans avec cette maladie. Je vous invite à prendre quelques minutes pour découvrir son histoire inspirante, empreinte de force et de détermination.
Même si la SP demeure l’une des maladies neurologiques les plus répandues dans notre pays, je suis plus que jamais optimiste quant à l’avenir. Ensemble, nous faisons plus que susciter des progrès – nous bâtissons un monde où tout devient possible.
Cordialement,

Pamela Valentine, Ph. D.
Présidente et chef de la direction
SP Canada
Dix ans de résilience : le parcours de Christina avec la SP
Christina Andaya apprend à vivre avec la sclérose en plaques (SP) depuis dix ans. Loin de ralentir le rythme, elle a plutôt choisi de s’adapter et d’aller de l’avant, même si l’avenir lui semblait bien incertain.
La jeune femme, qui a reçu un diagnostic de SP à l’âge de 21 ans, se souvient du désarroi qu’elle a ressenti au début. Au fil des années, à mesure que ses symptômes progressaient, ce sentiment s’est transformé en une ferme détermination de croquer dans la vie à pleines dents, malgré la maladie.
Au cours de la dernière décennie, Christina s’est constitué un solide réseau de soutien. Elle est très reconnaissante envers son équipe soignante, grâce à laquelle son état est demeuré stable et elle peut rester maître de sa propre vie. « Mon équipe soignante représente mon épée et mon bouclier dans la lutte que je mène quotidiennement contre la SP », raconte Christina. Les traitements qu’elle suit et l’accompagnement qu’elle reçoit lui permettent de bien composer avec l’incertitude qui caractérise la SP et de poursuivre ses objectifs.
« Le combat que je mène est le mien, et j’espère que personne d’autre n’aura à livrer le même combat », confie Christina.
En plein cœur de son parcours avec la SP, Christina a eu le bonheur de devenir maman. La naissance de sa fille, Marina, l’a comblée de joie et lui a donné un nouvel espoir. Bien que sa grossesse se soit déroulée sans anicroche, la période post-partum a entraîné de nouveaux défis auxquels Christina tente encore de s’adapter. Malgré les hauts et les bas, elle est remplie de gratitude et se concentre sur ce qui compte le plus.
Concilier la maternité et la SP n’est pas chose facile. Christina compose avec l’épuisement physique et les exigences liées à l’éducation d’un jeune enfant en s’appuyant sur son entourage. Épaulée par son conjoint, sa mère et sa famille, elle arrive à la fois à se reposer lorsque le besoin s’en fait sentir et à être présente pour sa fille. « La SP m’impose des difficultés tant sur les plans physiques que psychologiques », précise-t-elle, en insistant sur l’importance de s’accorder des moments de répit et d’accepter de l’aide.
Au-delà de son parcours personnel, Christina a trouvé un sentiment d’accomplissement en s’engageant auprès de la collectivité de la SP. Grâce à sa participation à diverses initiatives relatives à la SP et à sa présence sur les réseaux sociaux, elle a tissé des liens avec des personnes qui comprennent la réalité de cette maladie. Les relations qu’elle entretient ainsi lui rappellent que, même si chaque parcours est unique, elle n’est pas seule face à la SP.
Au terme de ces dix ans, Christina incarne à la fois l’authenticité et l’espoir. Comme aucun membre de sa famille n’est aux prises avec la SP, la jeune femme avoue qu’elle éprouve de la solitude liée à la maladie. Aussi, elle encourage les gens qui vivent avec la SP à tracer leur propre voie.
Christina envisage l’avenir avec optimisme. Tout en poursuivant des études en marketing, elle explore les possibilités de carrière et milite en faveur d’un meilleur accès aux soins et aux traitements destinés aux personnes ayant la SP. Par-dessus tout, elle garde l’espoir qu’un remède sera découvert un jour grâce aux études que vous soutenez si généreusement.
En faisant preuve de résilience et d’une détermination inébranlable, Christina démontre que la vie avec la SP ne se résume pas à des limitations, mais s’exprime plutôt dans le courage d’avancer – un jour, un défi et une victoire à la fois.
Découvrez en primeur les dernières nouvelles et les activités sur la SP et de quelles façons vous pouvez changer les choses au profit des personnes du Canada touchées par cette maladie. Inscrivez vos coordonnées ci-dessous pour recevoir des nouvelles par courriel.
Savoir Reconnaître les Symptômes de la SP
La SP peut se manifester de multiples façons. Porter attention aux signes avant-coureurs de cette maladie peut vous permettre d’obtenir les soins appropriés. Les premiers symptômes de SP sont variés, et chaque personne les ressent différemment. Voici quelques-uns des symptômes les plus courants :
- Engourdissements ou picotements dans les membres
- Troubles de la vue
- Faiblesse ou spasmes musculaires
- Fatigue invalidante
- Étourdissements ou vertige
- Troubles urinaires ou intestinaux
- Troubles cognitifs ou altération de l’humeur
Lumiére sur la Recherche
Mme Jennifer Gommerman, Ph. D.
Ce sont l’intérêt pour le système immunitaire et la volonté de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent la progression de la SP qui ont guidé les premiers pas de Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., comme chercheuse dans le domaine de la SP. Actuellement professeure au Département d’immunologie de l’Université de Toronto, Mme Gommerman a passé des décennies à approfondir les connaissances sur la manière dont le système immunitaire altère le cerveau chez les personnes atteintes de SP.
« La science est une discipline exigeante. Il vaut mieux ne pas se montrer trop sûr de soi, car elle nous réserve toujours des surprises. »
Dans le cadre d’une récente étude, Mme Gommerman et son équipe ont accompli une avancée significative dans la compréhension de ce qu’on appelle l’« inflammation confinée au système nerveux central », processus au cours duquel des cellules immunitaires se retrouvent piégées dans le cerveau et endommagent ce dernier. Ces cellules immunitaires peuvent former des grappes et devenir un facteur déterminant dans la progression des incapacités liées à la SP.
En utilisant un modèle animal avancé qui reproduit fidèlement ce phénomène, les scientifiques ont découvert qu’une nouvelle classe de médicaments permet de cibler ces grappes de cellules et d’en réduire la formation tout en limitant les lésions aux tissus du cerveau. Cette étude offre des perspectives prometteuses quant à la manière de freiner la progression de la SP.
Le travail d’équipe est au cœur de la démarche de Mme Gommerman. « La collaboration avec d’autres chercheurs et chercheuses, qu’elle se fasse à l’échelle locale, nationale ou internationale, est un élément central de mes travaux de recherche », explique-t-elle. Ce travail collectif permet à son équipe de transformer des découvertes scientifiques complexes en avancées concrètes au profit des personnes qui vivent avec la SP.
Mme Gommerman rappelle également que la recherche sur la SP doit être impérativement soutenue. « Cet appui est absolument indispensable », dit-elle, évoquant le financement que SP Canada lui accorde, lequel permet de stimuler l’innovation et favorise les percées scientifiques.
Par ses travaux, Mme Gommerman contribue à l’élucidation des mécanismes biologiques complexes qui sous-tendent la progression de la SP, ouvrant la voie à des traitements ciblés et performants. Les études menées par cette chercheuse laissent entrevoir un avenir où la prise en charge de la SP sera non seulement plus personnalisée qu’elle ne l’est actuellement, mais aussi plus efficace, et ce, pour l’ensemble des personnes vivant avec la SP.
Pour en savoir davantage, visitez le spcanada.ca/mmegommerman.
Cibler une nouvelle voie thérapeutique dans le traitement de la sclérose en plaques
Neutraliser les autoanticorps
Des scientifiques du Canada étudient une approche prometteuse dans le traitement de la SP, laquelle consiste à agir directement sur l’une des causes de la maladie : les anticorps nuisibles.
Dans le contexte de la SP et de maladies connexes, le système immunitaire produit parfois des « autoanticorps » qui attaquent par erreur le système nerveux, ce qui provoque de l’inflammation et des lésions au cerveau. Les traitements actuels contribuent à la prise en charge de la SP, mais aucun d’eux n’élimine spécifiquement ces anticorps nocifs.
Avec son équipe de recherche de l’Université Laval, M. Luc Vallières, Ph. D., s’emploie à remédier à la situation grâce à un médicament novateur conçu pour neutraliser les réactions immunitaires nuisibles et qui pourrait potentiellement contribuer à la réparation des dommages causés par la SP.
Pour ce faire, l’équipe de recherche a apporté une légère modification moléculaire à un autoanticorps afin d’empêcher celui-ci de déclencher des effets nocifs. Testé sur des souris atteintes d’une affection similaire à la SP, ce traitement a permis de réduire la gravité de la maladie, d’améliorer les fonctions motrices et même de retarder l’apparition des symptômes. Même si d’autres études seront nécessaires – particulièrement chez les humains –, ces travaux constituent une étape importante vers la mise au point de traitements personnalisés et efficaces.
Si elle s’avère fructueuse, cette approche pourrait mener à l’élaboration de traitements novateurs applicables non seulement à la SP, mais aussi à des maladies auto-immunes connexes, ce qui insuffle un nouvel espoir quant à l’amélioration des capacités et de la qualité de vie des personnes qui vivent avec une telle affection.
Pour en savoir davantage, visitez le spcanada.ca/anticorps.
Repenser l’alimentation dans le contexte de la SP
Des scientifiques tentent de trouver de nouvelles façons – outre les traitements médicamenteux traditionnels – de réduire l’inflammation dans le contexte de la SP et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie. L’alimentation constitue une piste prometteuse.
La Dre Catherine Larochelle et son équipe, par exemple, s’intéressent à la méthionine, à savoir un acide aminé présent en grande quantité dans la viande et dans le régime alimentaire occidental. Une consommation excessive de méthionine a été associée à une augmentation de l’inflammation et à une accélération du vieillissement – deux facteurs liés à la progression de la SP.
Dans le cadre d’un essai clinique financé par SP Canada et réalisé avec le concours de bénévoles dévoués, l’équipe de recherche de la Dre Larochelle veut vérifier si une alimentation faible en méthionine s’avère facile à adopter et est bien tolérée par les personnes atteintes de SP et si elle peut être bénéfique pour ces dernières. Si les résultats de cet essai sont concluants, les gens qui ont la SP disposeront d’un moyen sûr et accessible d’optimiser leur santé à long terme.
Pour en savoir plus sur les essais cliniques en cours, visitez le spcanada.ca/essais-cliniques.
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