Dre Ruth Ann Marrie

Professeure en médecine interne

photo of Dr. Ruth Ann Marrie

Dre Ruth Ann Marrie, Université Dalhousie

La Dre Ruth Ann Marrie est professeure de médecine, de santé communautaire et d’épidémiologie à l’Université Dalhousie. Elle a obtenu un baccalauréat en chimie et un diplôme de médecine de l’Université Dalhousie, tous deux avec mention, avant de suivre une formation en neurologie à l’Université McGill. La National Multiple Sclerosis Society, organisme états-unien de la SP, lui a par la suite accordé une bourse de recherche Sylvia Lawry afin qu’elle poursuive des travaux dans le domaine de la sclérose en plaques à la Cleveland Clinic. Par la suite, elle a obtenu un doctorat en épidémiologie de la Western Reserve University. 

La Dre Marrie est la vice-présidente du comité scientifique directeur de l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive. Elle est l’ancienne présidente du comité consultatif médical de SP Canada, la présidente sortante de l’International Advisory Committee on Clinical Trials in MS (comité consultatif international sur les essais cliniques sur la SP), en plus d’être membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé, et titulaire de la Chaire de recherche clinique sur la sclérose en plaques Gillians’s Hope. En 2023, elle s’est vu décerner le prix Barancik (prix pour l’innovation dans le domaine de la recherche sur la SP). 

Elle mène des travaux en vue de mieux comprendre l’incidence des maladies concomitantes sur divers aspects de la santé des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP). Ses champs d’intérêt en matière de recherche comprennent aussi les facteurs étiologiques de la SP, l’exploitation des résultats déclarés par les patientes et patients atteints de sclérose en plaques et des prodromes liés à cette maladie.
 

Questions et réponses avec la Dre Marrie

Sur quel sujet portent vos travaux de recherche? Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la recherche sur la SP?

Mes travaux de recherche portent sur les facteurs qui influent sur le risque de SP et sur ceux qui ont des répercussions sur l’issue de cette maladie. Je m’intéresse tout particulièrement aux effets des troubles de santé concomitants, c’est-à-dire qui coexistent avec la SP, sur les personnes atteintes de cette maladie. Au cours de ma résidence en neurologie, j’ai travaillé sur une étude cas-témoin dont l’objectif consistait à déterminer si la mononucléose infectieuse est un facteur de risque de SP, ce qui m’a vraiment incitée à poursuivre mes travaux de recherche dans ce domaine.

Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Dans le cadre de ma pratique clinique, je me heurte à des questions pour lesquelles nous n’avons pas encore de réponse ou à des problèmes pour lesquels nous ne disposons pas encore de traitements optimaux. La recherche m’aide à répondre à ces questions.

Comment espérez-vous changer la vie des personnes atteintes de SP en menant vos travaux de recherche?

J’espère qu’au bout du compte, les réponses fournies par mes travaux de recherche contribueront à l’amélioration des soins que nous pouvons prodiguer aux personnes atteintes de SP. Plus particulièrement, j’espère que nous pourrons limiter la détérioration des capacités physiques et cognitives des personnes atteintes de SP et améliorer la qualité de vie de ces dernières en misant sur la prise en charge des problèmes de santé concomitants.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans vos travaux de recherche et quels sont certains des défis auxquels vous faites face?

La recherche m’offre l’occasion de me pencher sur des questions qui se posent dans le cadre de ma pratique clinique, et j’espère qu’en retour, mes études contribueront à l’amélioration des soins destinés aux personnes atteintes de SP. Contrairement aux travaux réalisés en laboratoire, la recherche clinique et épidémiologique est centrée sur l’être humain. Or, les études menées chez l’humain font souvent ressortir des différences interindividuelles qui sont difficiles à mesurer, mais qui sont susceptibles d’influer sur notre objet d’étude. Par conséquent, nous devons être très vigilants lorsque nous interprétons nos résultats.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?
 

Je serais dans l’impossibilité de mener à bien mes travaux de recherche sans le soutien que m’apporte la Société de la SP.