Résumé : Une enquête pancanadienne a démontré que la collectivité de la SP pourrait être plus diversifiée que ce que des résultats d’études précédentes avaient permis d’établir. Les résultats de cette enquête mettent en évidence l’importance de mieux représenter les diverses collectivités dans le cadre de la recherche sur la SP afin d’assurer un accès équitable aux soins. Lors de la conception de nouvelles études, les chercheuses et chercheurs pourraient notamment nouer de meilleurs partenariats au sein de la collectivité et inclure des personnes atteintes de SP présentant des profils divers.
Contexte : À l’heure actuelle, nous ne connaissons pas suffisamment bien les caractéristiques qui font que les personnes qui vivent avec la SP au Canada forment une population diversifiée. Selon de récents de travaux de recherche, l’âge et le sexe biologique sont les seules données qui sont rapportées à propos des participants et participantes dans le cadre de la plupart des études sur la SP. Or, ces caractéristiques ne rendent compte que d’une infime partie de ce que constitue la diversité. D’autres facteurs tels que le genre, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique, le revenu, le logement et l’éducation peuvent également influer sur les résultats en matière de santé dans le contexte de la SP.
Détails : De juin 2025 à février 2026, une équipe de recherche a mené une enquête anonyme en ligne à l’échelle du pays en vue d’en savoir plus sur les caractéristiques relatives à la diversité parmi les personnes atteintes de SP âgées de 18 ans ou plus. Cette enquête a permis de mettre en lumière un éventail de traits liés à la diversité, dont le lieu de résidence, la race et l’ethnicité, la langue, l’emploi, le genre et le sexe biologique, la religion, l’éducation et des facteurs environnementaux. Cette enquête a été effectuée en anglais et en français.
Résultats : Au total, 857 personnes ont participé à cette enquête. Les résultats de celle-ci ont démontré que la diversité des personnes de notre pays qui vivent avec la SP ressemble davantage à celle de la population canadienne que ce qui avait été rapporté précédemment.
Plus du tiers des répondants et répondantes vivait en milieu urbain, et un quart vivait dans des régions rurales ou dans de petites municipalités.
Les participants et participantes s’identifiaient comme des personnes blanches (93 %), autochtones (4,9 %) et noires (2,1 %). Environ 10 % des répondants et répondantes étaient nés dans un autre pays que le Canada.
Les langues le plus couramment utilisées à la maison étaient l’anglais (94,7 %) et le français (7,4 %).
La plupart des personnes participantes étaient de sexe féminin à la naissance (83,5 %), et une petite proportion des répondants et répondantes s’identifiaient comme faisant partie de la communauté 2ELGBTQI+ (11,9 %).
Pour près de la moitié des répondants et répondantes, le revenu du ménage était supérieur à 100 000 $ par année, et le plus haut degré de scolarité atteint était un grade universitaire de premier cycle.
Retombées : Cette étude fait ressortir la nécessité d’accroître le caractère inclusif des travaux de recherche sur la SP et des soins destinés aux personnes atteintes de cette maladie afin d’assurer à tous ceux et celles qui vivent avec la SP un accès équitable aux soins dont ils ont besoin. En vue de joindre les groupes sous-représentés, les chercheurs et chercheuses pourraient prévoir, lors de la conception de nouvelles études, l’établissement de partenariats avec un éventail élargi de chefs de file et d’organismes du milieu communautaire, ainsi que l’inclusion de personnes atteintes de SP présentant des profils divers.
Référence : Article publié dans la revue Multiple Sclerosis and Related Disorders Journal le 27 juin 2026. – « The many faces of the multiple sclerosis population in Canada ».
Autres ressources :
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