L’absence de calnéxine entraîne une démyélinisation

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Résumé
Edmonton – Des chercheurs ont identifié un gène à l’origine d’une série d’événements qui entraînent le ralentissement de la transmission des messages dans le système nerveux. L’étude, qui regroupait des chercheurs de l’Alberta et d’autres pays, était subventionnée par la Société canadienne de la SP. Allison Kraus, Jody Groenendyk, Karen Bedard, Troy A. Baldwin, Karl-Heinz Krause, Michel Dubois-Dauphin, Jason Dyck, Erica E. Rosenbaum, Lawrence Korngut, Nansi J. Colley, Douglas Zochodne, Simon Gosgnach, Kathryn Todd, Luis B. Agellon, Marek Michalak; The J Biol Chem., 2010 Jun 11;285(24):18928-38.

Détails
Les chercheurs voulaient savoir ce qui se passerait si une chaperone particulière – appelée calnéxine – était retirée de l’organisme de sujets non humains. Ils s’attendaient à ce que cette intervention soit fatale, mais au lieu de cela, les sujets ont présenté divers troubles de la locomotion, tels des pertes d’équilibre et un traînement des pattes. Par ailleurs, la vitesse de transmission des messages dans le système nerveux de ces sujets était également ralentie. Les symptômes observés ressemblaient énormément à ceux de maladies semblables à la sclérose en plaques et à la maladie de Charcot-Marie-Tooth, qui provoquent une démyélinisation. La myéline est la gaine protectrice des fibres nerveuses. Elle joue un rôle important dans la transmission rapide des messages à l’intérieur du système nerveux.

Pour la première fois, des travaux montrent clairement que les chaperones ont un effet sur la myéline – ce que personne n’avait soupçonné jusqu’ici.

Une fois la chaperone retirée, l’enroulement des couches cellulaires autour de la myéline ne se faisait plus normalement, et l’apparence de cette substance n’avait plus celle de cercles concentriques qu’on voit habituellement, mais présentait plutôt des ondulations. La première couche isolante s’est relâchée et a perdu de sa densité. Ce phénomène a eu pour effet de ralentir la transmission des messages à l’intérieur du système nerveux. Personne jusqu’ici n’avait étudié les chaperones et leur impact sur les maladies neurologiques.

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