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  • 28 juillet 2026

Profils de chercheurs et chercheuses : Paul Yoo

Derrière toute découverte se trouve une personne motivée par une soif insatiable de savoir, une immense bienveillance et le désir profond de changer des vies. Notre série intitulée « Profils de chercheurs et chercheuses », publiée sur notre blogue, met en vedette des membres de la prochaine génération de scientifiques spécialistes de la sclérose en plaques (SP), dont le dévouement façonne l’avenir de la recherche sur la SP et des soins destinés aux personnes atteintes de cette maladie.

Faites la connaissance de Paul Yoo, Ph. D.

Paul Yoo s’est joint récemment au Département d’ergothérapie de l’Université d’État du Colorado en tant que professeur adjoint, entamant ainsi un nouveau chapitre de sa carrière de chercheur, qu’il consacre à l’amélioration de la qualité de vie des enfants atteints de SP. Ayant déjà reçu une bourse de recherche postdoctorale stopSP et participé au programme SPRINT (Scholar Program for Researchers in Training), M. Yoo compte parmi les membres du milieu de la recherche consacrée à la SP depuis de nombreuses années.

Paul Yoo, Ph. D., porte un t-shirt blanc et une veste bleu pâle. Il sourit et se tient debout devant un immeuble bordé d’arbres.

L’entrevue suivante vous permettra d’en savoir plus sur les travaux de recherche auxquels se consacre M. Yoo ainsi que sur les retombées du travail que ce dernier accomplit auprès de personnes touchées par la SP. M. Yoo explique également dans quelle mesure le soutien que lui a apporté SP Canada l’a aidé à lancer sa carrière universitaire en s’appuyant sur des bases solides ainsi qu’à orienter ses perspectives de recherche.

Sur quel sujet portent les travaux de recherche que vous menez actuellement?  

Nous nous intéressons à l’impact de facteurs liés au mode de vie et à l’environnement sur la capacité des enfants à participer aux activités qui se déroulent à la maison, dans le cadre scolaire et au sein de la collectivité, en particulier en ce qui concerne les enfants qui vivent avec la SP. Nous explorons les liens existants entre ces facteurs et la dépression, l’anxiété et la fatigue qu’éprouvent les enfants atteints de SP, et tentons de comprendre dans quelle mesure ces troubles peuvent limiter l’aptitude de ces derniers à prendre part aux activités quotidiennes. Grâce à une meilleure compréhension de tels facteurs, nous pourrons concevoir et mettre en application des approches particulières visant à réduire l’importance des symptômes qui touchent les enfants atteints de SP, à rehausser la qualité de vie de ces derniers et de leur famille, ainsi qu’à offrir davantage de perspectives à ces enfants et à leurs proches. 

Paul et ses collègues du Département d’ergothérapie de l’Université d’État du Colorado brandissent, en signe de célébration, des mains en mousse vertes et bleues. Ce groupe pose sous un soleil radieux, devant un parc où on aperçoit des arbres.

Notre but est de faire en sorte qu’un diagnostic de SP ne détermine pas ce à quoi un enfant peut avoir accès, les expériences qu’il sera amené à vivre ni ce qu’il deviendra. Nous mettons actuellement sur pied une initiative visant à procurer à des organismes communautaires de l’information et les moyens d’élaborer des programmes inclusifs destinés aux enfants qui vivent avec des incapacités ou une maladie chronique. 

Dans quelle mesure le travail que vous menez auprès de personnes touchées par la SP influe sur vos perspectives au chapitre de la recherche? 

Le fait de travailler aux côtés d’enfants atteints de SP et de leur famille a renforcé ma détermination à mener des travaux de recherche ciblés dont les retombées pourraient être déterminantes. Ce qui me frappe le plus est la résilience dont font preuve les enfants qui ont la SP, notamment lorsqu’il s’agit de composer avec des symptômes tels que la fatigue, la dépression et les troubles cognitifs – symptômes qui passent souvent inaperçus auprès des gens. Les activités que je mène auprès de ces enfants et de leur famille m’ont aussi incité à accorder une place centrale à la communication dans le cadre de mon travail – soit à être vraiment à l’écoute des gens et des familles et à tenir compte de ce qui compte réellement pour toutes ces personnes. Leurs expériences influent grandement sur l’orientation et la réalisation de mes travaux de recherche, ce qui confirme l’importance des pratiques axées sur les clients ou les patients et celle de l’engagement de la collectivité.

Dans quelle mesure l’organisme SP Canada a-t-il appuyé votre formation universitaire? 

Paul Yoo, alors qu’il était titulaire d’une bourse de recherche postdoctorale qu’il a reçue dans le cadre du programme sur les maladies neuro-inflammatoires pédiatriques de l’Hôpital pour enfants (SickKids) de Toronto. Lui et ses collègues sourient et portent des t-shirts noirs sur lesquels on peut lire en lettres blanches « SickKids vs Neuroinflammation ». Le groupe s’est rassemblé sur un tapis, devant une grande baie vitrée d’où on peut voir de hauts bâtiments.

SP Canada a joué un rôle considérable dans mon parcours de chercheur en devenir. Durant deux ans, j’ai été titulaire d’une bourse de recherche postdoctorale stopSP, accordée par SP Canada, et j’ai participé au programme de perfectionnement SPRINT 2024-2025, proposé dans le cadre du Programme national de formation stopSP.

La bourse de recherche postdoctorale dont j’ai bénéficié a grandement contribué à l’établissement du programme de recherche que j’ai entamé à l’Université d’État du Colorado, car elle m’a permis de collecter des données préliminaires qui me guideront tout au long de ma carrière de chercheur. 

Outre le soutien financier que m’a apporté SP Canada, le programme SPRINT et le cours d’été stopSP m’ont donné accès à quelque chose que je n’aurais pu trouver auprès d’un laboratoire ou d’un établissement d’enseignement, soit une communauté unie. J’ai eu l’occasion de collaborer et de me lier avec des stagiaires de recherche aux parcours différents et issus de diverses disciplines, mais toutes et tous animés par le même désir de faire avancer la recherche sur la SP. Ces programmes m’ont aussi permis d’établir des liens avec des mentors et d’éventuels collaborateurs et collaboratrices – soit des gens qui m’ont beaucoup aidé à façonner mon cheminement de carrière et mon identité de chercheur indépendant.

Les programmes de SP Canada ont eu un impact durable sur mon parcours universitaire, et je suis fier des expériences qu’ils m’ont permis de vivre et que je porte encore en moi. Je crois sincèrement que c’est en partie grâce à ces expériences que j’ai pu obtenir le poste de professeur adjoint que j’occupe actuellement ainsi que le soutien financier qui me permet de poursuivre des travaux de recherche dans un domaine qui me passionne!


Nous sommes fiers des réalisations de M. Yoo et de ses contributions à l’avancement de la recherche sur la SP!

Vous souhaitez en savoir plus sur les travaux de ce scientifique? Écoutez le chercheur vous en parler lui-même.

 

Pour connaître les titulaires des bourses de personnel stopSP 2026, rendez-vous sur la page de notre site Web consacrée aux annonces de financement.

Vous souhaitez faire la connaissance d’autres scientifiques? Apprenez-en plus sur les travaux de recherche et le parcours de Mmes Atefeh Rayatpour et Kelsi Smith